Les Films du mois

DANS LA FORET ENCHANTEE DE OUKYBOUKY

Séance ciné-goûter

samedi 20 janvier à 16h

 

Norvège – 2016 – 1h12 Réalisé par Rasmus A. Sivertsen d’après l’œuvre originale de Thorbjorn Egner

A partir de 4 ans 

C’est en musique que vivent les habitants de la forêt de Oukybouky, Sam la souris, en premier lieu, qui passe le plus clair de son temps à pousser la chansonnette. Comme son compère Lucien, Maître Lièvre le boulanger, ainsi que les familles Ecureuil et Ours, tous redoutent les ruses et les longues dents de Marvin le Renard. Car les relations au sein du petit peuple de la forêt ne sont pas exemptes des instincts redoutables de certains d’entre eux… Mais c’est tous ensemble qu’ils décident de s’organiser pour maintenir l’harmonie au sein de la communauté !

Adapté d’un récit très populaire en Norvège, ce nouveau film de Rasmus Sivertsen (DE LA NEIGE POUR NOEL, LA GRANDE COURSE AU FROMAGE) offre un beau voyage au cœur de cette forêt à proprement parlé enchantée. Il recèle, qui plus est, une belle leçon de vivre ensemble à l’échelle des animaux sauvages ! Une belle réussite !

Du 17 au 30 janvier


 

 

 

RITA & CROCODILE

Danemark – 2018 – 40 min Réalisé par Siri Melchior

A partir de 3 ans

Rita, petite fille de quatre ans au caractère bien trempé, découvre le monde en compagnie de son fidèle ami, Crocodile qui vit dans une baignoire et qui ne pense qu’à manger comme tout bon crocodile qu’il est. Ensemble, ils apprennent à pêcher, ramassent des myrtilles dans la forêt, tentent d’apprivoiser un hérisson, partent camper dans la montagne et quand il neige, font des courses de luge ou encore du ski. Ils partent même sur la Lune !!

En somme, une amitié entre aventuriers !!

Très belle découverte que ce duo inattendu venu du Nord ! La gouaille de Rita et la bonhommie de Crocodile (ce qui n’était pas gagné d’avance) fonctionnent à merveille. Un régal pour les petits !


 

 

ciné-concert HAROLD LLOYD

Samedi 3 février à 18h30 – séance unique

LE MANOIR HANTE et MA FILLE EST SOMNAMBULE
par le BELHARRA TRIO

à partir de 5 ans

Etats-Unis – 1920/23 – 45 min

Une jeune femme hérite d’une belle propriété, mais à une condition particulière. Le testament précise que la maison ne sera véritablement à elle que si elle y réside, avec son mari, pendant un an. Or, petit problème, elle n’est pas mariée…

Un jeune médecin reçoit la visite d’un père et de sa fille car celle-ci souffre de somnambulisme. Toutefois, le père, peu convaincu par le médecin, met rapidement fin à la consultation. Quand le jeune médecin rentre à son hôtel, il découvre que la jeune fille somnambule y réside aussi…

2 films réalisés par Hal Roach (1920-1923) avec Harold Lloyd, mis en musique par Romain Desjonquères en 2014

Troisième grand comique du cinéma muet américain avec Charlie Chaplin et Buster Keaton, Harold Lloyd est resté célèbre comme « l’homme aux lunettes d’écaille ». Au début des années 1920, Harold Lloyd est au faîte de sa popularité : un référendum organisé par le magazine “Photoplay” le place en tête des vedettes plébiscitées par le public, devant Chaplin!

Belharra Trio est constitué de musiciens de grand talent, professeurs au conservatoire de Bayonne, et passionnés par la transmission de leur art.
« Damaris Alsunard pianiste, Patrick Prunel violoniste et Yves Bouillier violoncelliste proposent de présenter et de jouer des programmes de qualité, originaux et variés. C’est une très bonne nouvelle pour la Musique et sa diffusion sur la Côte Basque. »
Frédéric Lodéon, chef d’orchestre et producteur délégué sur France Musique


Hal Roach, le type qui passait sa vie à se poiler

Anne Dessuant Publié le 23/05/2014 (telerama.fr)

Pour le producteur Hal Roach, vingt minutes de film devaient déclencher soixante fois l’hilarité. Harold Lloyd et Laurel et Hardy savaient à quoi s’en tenir…

Hal Roach a eu, durant toute sa vie, une idée fixe, faire rire : « Le rire est un élément très important, il faut l’imposer aux gens aussi souvent que possible, parce qu’on ne peut rien faire de mal quand on rit. » Producteur dès 1914, Hal Roach impose ses comédies slapstick jusque dans les années 1960. Arrivé en 1912 en Californie, il est engagé pour des seconds rôles aux côtés de Harold Lloyd. Peu doué comme acteur, il comprend vite que son copain – alors inconnu – a un énorme potentiel. Il l’emmène avec lui lorsqu’il fonde sa première société de production, la ­Rolin Film Company, qui se donne pour consigne de déclencher soixante à quatre-vingts éclats de rire par bobine de vingt minutes ! En 1921, Lloyd, qui a trouvé son « look » avec ses ­lunettes à monture noire, est l’acteur le mieux payé de Hollywood, rival de Charlie Chaplin et de Buster Keaton. Sa collaboration avec Roach est houleuse, il le quitte même pour rejoindre les équipes de Mack Sennett (autre nabab du rire), mais il finit toujours par revenir dans le giron de son mentor… qui, entre-temps, l’avait remplacé par un duo très lucratif, Laurel et Hardy, dirigé par Leo McCarey, autre recrue prometteuse.

Hal Roach a une capacité à s’adapter aux changements et aux coups du sort unique dans l’histoire de Hollywood. Quand le parlant arrive, il tourne en plusieurs langues, quitte à faire prononcer phonétiquement l’allemand, l’italien ou le français à ses acteurs. Les jeunes comédiens de sa série à succès Les Petites Canailles (Our gang) ne comprenaient rien à ce qu’ils disaient mais connurent un succès mondial.

Son opportunisme le pousse parfois à des excès d’enthousiasme moins inspirés : en 1936, il est invité en Italie par Mussolini, qui l’admire. L’année suivante, il s’associera à son fils, Vittorio, pour créer une maison de production qui fera long feu — ses collègues producteurs de Hollywood le firent vite revenir à la raison.


Harold Lloyd, l’intrépide génie comique d’Hollywood

LE MONDE | 08.04.2017 | Par Renaud Machart

Harold Lloyd (1893-1971) restera, dans la mémoire collective, associé à deux « logos » de forme circulaire : ses ­lunettes d’écaille rondes, dont il allait affubler le personnage de ses nombreux films (quelque 600 comédies, pour la plupart muettes) ; l’horloge à laquelle il s’agrippe, suspendu dans le vide, dans Safety Last ! (« Monte là-dessus ! »), réalisé en 1923 par Fred C. Newmeyer et Sam Taylor. Une scène à laquelle il sera souvent rendu hommage, notamment par Martin Scorsese dans Hugo Cabret (2011).

Mais sinon, Lloyd demeure, en général, méconnu du grand public, et, pour beaucoup de spécialistes du cinéma, l’« éternel troisième » du genre burlesque nord-américain, derrière Charlie Chaplin (1889-1977) et Buster Keaton (1895-1966), ainsi que le rappelle Andreas Baum dans son documentaire Harold Lloyd, l’intrépide génie comique d’Hollywood.

L’une des raisons en est que, contrairement aux carrières de Chaplin et, dans une moindre mesure, de Keaton, celle de Lloyd n’a pas survécu à l’arrêt du muet : en dépit de quelques comédies parlantes tournées à partir de 1929 – dont la première attire un public curieux d’entendre sa voix –, il n’est désormais plus « en phase avec son temps ».

Mais ce qui a « privé Lloyd d’être connu de deux ou trois géné­rations » après l’arrêt de sa carrière est son refus que ses films soient diffusés à la télévision – un média où il aimait, en revanche, paraître en invité de talk-shows. Il réprouvait la taille du petit écran de l’époque et encore plus le formatage qu’imposaient les coupures publicitaires.

Pourtant, au faîte de sa gloire, Lloyd était celui dont la réussite sonnante et trébuchante (ses gags et cabrioles physiques étaient ­fameux et drôlissimes) était la plus considérable. Très riche, il se fera construire une villa gigan­tesque où, plutôt que de faire ­ostentation de sa fortune, il « célébrera sa réussite » en recevant avec générosité de nombreux amis et leurs enfants.

En dépit des « flops » que furent ses derniers films, Lloyd ne semble pas avoir souffert de sa retraite forcée, cependant éclairée par le succès de la compilation qu’il ­réalisa Harold Lloyd’s World of Comedy, saluée par une ovation debout lors du Festival de Cannes de 1962. Ce « medley » reprenait desscènes dont les bobines, entreposées dans un hangar situé sur son domaine, avaient été sauvées de l’incendie qui, en 1943, détruisit de nombreuses copies uniques de ses premiers films, où il apparaissait encore en Lonesome Luke, un personnage très inspiré de Charlie Chaplin.

Dès lors, le comédien se consacre à ses hobbies, qu’il professionnalise volontiers : peintre, il fait breveter certaines nuances de couleurs de son invention ; amateur frénétique de bowling, il gagne des compétitions professionnelles et ouvre à Santa Monica (Californie) un établissement dévolu à ce jeu.

Il se voue également à des œu­vres de bienfaisance qu’il fait profiter de sa fortune. Enfin, il se spécialise dans la photo télescopique (le « 3D » avant la lettre) et produit des milliers de clichés. Dont ceux où apparaissent des femmes nues souvent juchées en hauteur. Car ce très bel homme au visage aristocratique avait pour passion principale la gent féminine…


 

 

UN CONTE PEUT EN CACHER UN AUTRE

Grande-Bretagne – 2016 – 1h01 Réalisé par Jakob Schuh et Lan Lachauer, d’après l’œuvre originale de Roald Dahl et Quentin Blake

A partir de 4 ans

Attention les yeux et les oreilles ! Comme son nom le laisse supposer, c’est dans univers foutraque et décalé que vous allez pénétrer. En 1982, les maîtres britanniques Roald Dahl et Quentin Blake revoient et corrigent les contes les plus célèbres avec de nouvelles saveurs, disons… plus acidulées. C’est ce recueil de poèmes (REVOLTING RHYMES) qui est aujourd’hui subtilement adapté par le studio Magic Light Pictures (LE GRUFFALO, LA SORCIERE DANS LES AIRS).

Si l’animation numérique 3D tranche radicalement avec l’illustration originale, c’est en revanche le texte en vers qui est repris en VO et fidèlement retranscrit en VF. L’adaptation est intelligente, elle entraine le spectateur dans un vrai tourbillon dont, l’une après l’autre, on relève avec délice les entorses aux histoires traditionnelles. Qui plus est, elle ne s’épargne pas quelques impertinences qui sont subtilement distillées pour être perceptibles selon les cas par les grands ou les petits ! Brillant !

+ d’infos sur le film

reprise du 31 janvier au 6 février