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ciné-concert HAROLD LLOYD

Samedi 3 février à 18h30 – séance unique

LE MANOIR HANTE et MA FILLE EST SOMNAMBULE
par le BELHARRA TRIO

à partir de 5 ans

Etats-Unis – 1920/23 – 45 min

Une jeune femme hérite d’une belle propriété, mais à une condition particulière. Le testament précise que la maison ne sera véritablement à elle que si elle y réside, avec son mari, pendant un an. Or, petit problème, elle n’est pas mariée…

Un jeune médecin reçoit la visite d’un père et de sa fille car celle-ci souffre de somnambulisme. Toutefois, le père, peu convaincu par le médecin, met rapidement fin à la consultation. Quand le jeune médecin rentre à son hôtel, il découvre que la jeune fille somnambule y réside aussi…

2 films réalisés par Hal Roach (1920-1923) avec Harold Lloyd, mis en musique par Romain Desjonquères en 2014

Troisième grand comique du cinéma muet américain avec Charlie Chaplin et Buster Keaton, Harold Lloyd est resté célèbre comme « l’homme aux lunettes d’écaille ». Au début des années 1920, Harold Lloyd est au faîte de sa popularité : un référendum organisé par le magazine “Photoplay” le place en tête des vedettes plébiscitées par le public, devant Chaplin!

Belharra Trio est constitué de musiciens de grand talent, professeurs au conservatoire de Bayonne, et passionnés par la transmission de leur art.
« Damaris Alsunard pianiste, Patrick Prunel violoniste et Yves Bouillier violoncelliste proposent de présenter et de jouer des programmes de qualité, originaux et variés. C’est une très bonne nouvelle pour la Musique et sa diffusion sur la Côte Basque. »
Frédéric Lodéon, chef d’orchestre et producteur délégué sur France Musique


Hal Roach, le type qui passait sa vie à se poiler

Anne Dessuant Publié le 23/05/2014 (telerama.fr)

Pour le producteur Hal Roach, vingt minutes de film devaient déclencher soixante fois l’hilarité. Harold Lloyd et Laurel et Hardy savaient à quoi s’en tenir…

Hal Roach a eu, durant toute sa vie, une idée fixe, faire rire : « Le rire est un élément très important, il faut l’imposer aux gens aussi souvent que possible, parce qu’on ne peut rien faire de mal quand on rit. » Producteur dès 1914, Hal Roach impose ses comédies slapstick jusque dans les années 1960. Arrivé en 1912 en Californie, il est engagé pour des seconds rôles aux côtés de Harold Lloyd. Peu doué comme acteur, il comprend vite que son copain – alors inconnu – a un énorme potentiel. Il l’emmène avec lui lorsqu’il fonde sa première société de production, la ­Rolin Film Company, qui se donne pour consigne de déclencher soixante à quatre-vingts éclats de rire par bobine de vingt minutes ! En 1921, Lloyd, qui a trouvé son « look » avec ses ­lunettes à monture noire, est l’acteur le mieux payé de Hollywood, rival de Charlie Chaplin et de Buster Keaton. Sa collaboration avec Roach est houleuse, il le quitte même pour rejoindre les équipes de Mack Sennett (autre nabab du rire), mais il finit toujours par revenir dans le giron de son mentor… qui, entre-temps, l’avait remplacé par un duo très lucratif, Laurel et Hardy, dirigé par Leo McCarey, autre recrue prometteuse.

Hal Roach a une capacité à s’adapter aux changements et aux coups du sort unique dans l’histoire de Hollywood. Quand le parlant arrive, il tourne en plusieurs langues, quitte à faire prononcer phonétiquement l’allemand, l’italien ou le français à ses acteurs. Les jeunes comédiens de sa série à succès Les Petites Canailles (Our gang) ne comprenaient rien à ce qu’ils disaient mais connurent un succès mondial.

Son opportunisme le pousse parfois à des excès d’enthousiasme moins inspirés : en 1936, il est invité en Italie par Mussolini, qui l’admire. L’année suivante, il s’associera à son fils, Vittorio, pour créer une maison de production qui fera long feu — ses collègues producteurs de Hollywood le firent vite revenir à la raison.


Harold Lloyd, l’intrépide génie comique d’Hollywood

LE MONDE | 08.04.2017 | Par Renaud Machart

Harold Lloyd (1893-1971) restera, dans la mémoire collective, associé à deux « logos » de forme circulaire : ses ­lunettes d’écaille rondes, dont il allait affubler le personnage de ses nombreux films (quelque 600 comédies, pour la plupart muettes) ; l’horloge à laquelle il s’agrippe, suspendu dans le vide, dans Safety Last ! (« Monte là-dessus ! »), réalisé en 1923 par Fred C. Newmeyer et Sam Taylor. Une scène à laquelle il sera souvent rendu hommage, notamment par Martin Scorsese dans Hugo Cabret (2011).

Mais sinon, Lloyd demeure, en général, méconnu du grand public, et, pour beaucoup de spécialistes du cinéma, l’« éternel troisième » du genre burlesque nord-américain, derrière Charlie Chaplin (1889-1977) et Buster Keaton (1895-1966), ainsi que le rappelle Andreas Baum dans son documentaire Harold Lloyd, l’intrépide génie comique d’Hollywood.

L’une des raisons en est que, contrairement aux carrières de Chaplin et, dans une moindre mesure, de Keaton, celle de Lloyd n’a pas survécu à l’arrêt du muet : en dépit de quelques comédies parlantes tournées à partir de 1929 – dont la première attire un public curieux d’entendre sa voix –, il n’est désormais plus « en phase avec son temps ».

Mais ce qui a « privé Lloyd d’être connu de deux ou trois géné­rations » après l’arrêt de sa carrière est son refus que ses films soient diffusés à la télévision – un média où il aimait, en revanche, paraître en invité de talk-shows. Il réprouvait la taille du petit écran de l’époque et encore plus le formatage qu’imposaient les coupures publicitaires.

Pourtant, au faîte de sa gloire, Lloyd était celui dont la réussite sonnante et trébuchante (ses gags et cabrioles physiques étaient ­fameux et drôlissimes) était la plus considérable. Très riche, il se fera construire une villa gigan­tesque où, plutôt que de faire ­ostentation de sa fortune, il « célébrera sa réussite » en recevant avec générosité de nombreux amis et leurs enfants.

En dépit des « flops » que furent ses derniers films, Lloyd ne semble pas avoir souffert de sa retraite forcée, cependant éclairée par le succès de la compilation qu’il ­réalisa Harold Lloyd’s World of Comedy, saluée par une ovation debout lors du Festival de Cannes de 1962. Ce « medley » reprenait desscènes dont les bobines, entreposées dans un hangar situé sur son domaine, avaient été sauvées de l’incendie qui, en 1943, détruisit de nombreuses copies uniques de ses premiers films, où il apparaissait encore en Lonesome Luke, un personnage très inspiré de Charlie Chaplin.

Dès lors, le comédien se consacre à ses hobbies, qu’il professionnalise volontiers : peintre, il fait breveter certaines nuances de couleurs de son invention ; amateur frénétique de bowling, il gagne des compétitions professionnelles et ouvre à Santa Monica (Californie) un établissement dévolu à ce jeu.

Il se voue également à des œu­vres de bienfaisance qu’il fait profiter de sa fortune. Enfin, il se spécialise dans la photo télescopique (le « 3D » avant la lettre) et produit des milliers de clichés. Dont ceux où apparaissent des femmes nues souvent juchées en hauteur. Car ce très bel homme au visage aristocratique avait pour passion principale la gent féminine…


 

Commentaires

Une réponse à ciné-concert HAROLD LLOYD

  1. marat dit :

    Bravo à ceux qui ont pris leurs précautions en réservant leurs places pour ces courts-métrages de ce brave Harold qui lui en prenait bien peu.

    Mais quelle frustration pour nous, la quinzaine de personnes débraillées, laissées sur le carreau attendant désespérément des désistements.

    Vivement la diffusion du « Mécano de la General » en compagnie de Pascal Comelade au piano (ou à ce qu’il veut) pour se refaire en beauté.

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