HORS CADRE – Stéphane Moscato

L’Atalante offre ses murs au créateur marseillais. La proposition émane du centre d’art Spacejunk. Son directeur, Alban Morlot, a proposé à l’Atalante le street artiste marseillais Stéphane Moscato, pour exposer lors du festival Rencontres sur les docks.
Spacejunk et l’Atalante entretiennent des liens fructueux depuis plusieurs années. La salle art et essai veut « faire swinguer les esprits » avec son festival? Alban Morlot : « L’Atalante me dit le thème, me parle de la programmation et puis c’est au ressenti. Là, Stéphane Moscato s’est immédiatement imposé à moi. »

Le directeur de Spacejunk aime son « engagement poétique, sa vision assez romantique du street art ». Aussi son approche « très engagée ». Il va exposer un mois, à l’Atalante, une sélection de ses oeuvres. Plus encore, la salle lui offre un de ses murs (7×4 mètres): Stéphane Moscato va y créer une fresque.

L’artiste travaille au pochoir, mais prend à rebours cette technique: « Il en fait un usage unique. » En quelque sorte l’inverse de pop art qui détournait la société de consommation par la reproductibilité des oeuvres. Le Marseillais, lui, leur rend leur unicité. Il va dans la rue, arrache des murs les publicités et affiches accumulées en strates pour en faire la base de ses tableaux, en détourner le sens, leur en donner un nouveau. (texte Sud Ouest)

à l’Atalante jusqu’au 29 mars

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