Ilo Ilo

Singapour – 2013 – 1h39 en VO – Réalisé par Anthony Chen avec Koh Jia Ler, Angeli Bayani, Tianwen Chen…

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Singapour, fin des années 90. Jia Le est un gamin impossible. Son comportement exaspère ses professeurs et ses parents. Ces derniers décident d’engager Terrie, une domestique philippine pour s’occuper de leur fils. Ses habitudes diaboliques ne changent guère et Terrie fait les frais des caprices de ce sale gosse. Mais avec patience et délicatesse, elle va progressivement gagner sa confiance. Autour d’eux, la crise économique sévit et le père de Jia Le perd son travail. Plus la relation entre l’enfant et sa nourrice s’étoffe plus les conditions de vie de la famille se compliquent.

Ilo Ilo s’impose d’abord par un double dépaysement : se déroulant à Singapour, dans un pays d’Asie que l’on connaît peu au cinéma, et dans les années 90, selon une subtile reconstitution d’un passé proche. L’atmosphère du film possède d’emblée un charme exotique et désuet. Au seuil de l’adolescence, Jia Le se confronte avec le monde des adultes sans perdre l’esprit frondeur de son enfance. Le couple de ses parents semble au bord de la rupture, pourtant c’est sur une note de quiétude et de sérénité que la famille se retrouve. C’est l’évidence de ses sentiments simples qui emporte le film dans un beau final. Pour un premier film, Ilo Ilo surprend par sa maîtrise et sa justesse. Une belle découverte. Caméra d’or au Festival de Cannes 2013

A l’Autre Cinéma > du 4 au 24 septembre