KISS & CRY

Jeudi 19 octobre à 20h45, séance suivie d’une rencontre avec la coréalisatrice Lila Pinell. 

Buffet à partir de 19h30

 

France – 2017 – 1h18 – Réalisé par Chloé Mahieu et Lila Pinell avec Sarah Bramms, Xavier Dias, Dinara Droukarova, Carla-Marie Santerre, Aurélie Faula…

Sarah, 15 ans, reprend le patin de haut niveau au club de Colmar, sans trop savoir si elle le fait pour elle ou pour sa mère. Elle retrouve la rivalité entre filles, la tyrannie de l’entraineur, la violence de la compétition. Tandis que son corps est mis à l’épreuve de la glace, ses désirs adolescents la détournent de ses ambitions sportives… 

Les tandems de réalisateurs font décidément des étincelles : après WILLY 1er des frères Zoran et Ludovic Boukherma, que nous avions accueilli à l’Atalante l’an passé, la dernière sélection cannoise de l’ACID (Association pour le cinéma indépendant et sa diffusion), a été l’occasion de révéler deux nouveaux talents : Chloé Mahieu et Lila Pinell, jeunes réalisatrices de KISS AND CRY.

Sur fond de patinage artistique, qu’elles filment avec un naturalisme quasi documentaire (tout le monde joue son propre rôle, de l’héroïne patineuse Sarah Bramms, au professeur tyrannique Xavier Rias), les jeunes femmes signent une formidable comédie adolescente, où il est question de dépassement de soi, d’ambition portée par les parents, mais aussi bien sûr d’émancipation, à l’heure où les hormones nous titillent et qu’il est plus tentant de s’envoyer des Snapchat entre copines que d’enchaîner les compétitions.

Tout cela est mis en scène avec autant de brio que de justesse, et c’est avec plaisir que l’on suit le cheminement de ces jeunes ados boudeuses, aussi brillantes sur la piste que maladroites dans leurs élans affectifs…



 

Avis moyen (/5)

Commentaires

Une réponse à KISS & CRY

  1. zara dit :

    le commentaire est absolument fidèle . Beaucoup de plaisir à suivre les troubles des adolescentes durement coincées entre loyauté envers les parents qui donnent tout pour la carrière de leur enfant, un entraînement de fer et l’envie d’exister par soi même. Filmé avec maestria, traité avec délicatesse et sans fausse pudeur, une approche fine , en dehors du milieu du patin haute compétition (mais qu’on peut retrouver partout) qui pétille d’un bout à l’autre et pose le problème de l’engagement et de la liberté . A voir avec des ados …

    4

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