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LES ÂMES MORTES

Vendredi 14 et samedi 15 septembre

Avant-première du film LES AMES MORTES
en présence du cinéaste.

Wang Bing est considéré comme l’un des plus grands documentaristes contemporains. Depuis 14 ans, le cinéaste chinois filme les évolutions de son pays, en posant un regard particulier sur les invisibles et les parias : ouvriers d’une usine en pleine démolition dans A L’OUEST DES RAILS, enfants soumis à l’extrême pauvreté dans LES TROIS SŒURS DU YUNNAN, malades mentaux dans A LA FOLIE, minorités persécutées dans TA’ANG : son œuvre témoigne sans relâche de la condition humaine. 

 

LES ÂMES MORTES

Chine, France, Suisse – 2018 – 8h26 en VO – Réalisé par Wang Bing

Dans la province du Gansu, au nord-ouest de la Chine, les ossements d’innombrables prisonniers morts de faim il y a plus de soixante ans, gisent dans le désert de Gobi. Qualifiés «d’ultra-droitiers » lors la campagne politique de 1957, ils sont morts dans les camps de rééducation de Jiabiangou et de Mingshui. Le film nous propose d’aller à la rencontre des survivants pour comprendre qui étaient ces inconnus, les malheurs qu’ils ont endurés, le destin qui fut le leur… 

Film présenté en séance spéciale – Festival de Cannes 2018.

Projection en 2 parties :

  • vendredi 14/09 à 20h
  • samedi 15/09 à 11h.

Rencontre avec Wang Bing
samedi 15 à 15h30

Tarif spécial pour les 2 séances : 8€ adhérents / 10€ tarif plein

 

WANG BING, PHOTOGRAPHE

Du 30 août au 20 septembre, en partenariat avec la galerie Paris-Beijing, l’Atalante mettra aussi en lumière son travail de photographe avec une exposition de deux séries de photographies en N&B, issues de ses projets cinématographiques « L’homme sans nom » et « Père et fils »

 

L’homme sans nom | Père et fils

Internationalement remarqué dès son premier film, A l’ouest des rails (2004), Wang Bing est considéré comme l’un des plus grands documentaristes contemporains. Né en 1967 dans le Shaanxi, province dans le centre de la Chine, Wang Bing a d’abord étudié la photographie à Shenyang avant de suivre des cours de cinéma à Pékin.

Très récemment, il a renoué avec cette première passion : entre 2013 et 2014, Wang Bing a réalisé des séries de photographies en N&B, en revenant sur les lieux de deux longs métrages antérieurs, L’Homme sans nom (2009) et Père et fils (2014).

Pour la première série, Wang Bing est revenu sur les pas du héros mutique qu’il avait suivi en 2009 dans la profondeur de la steppe chinoise, pour faire un documentaire de son quotidien en marge de la société.

Pour la deuxième série, il a filmé et photographié la vie misérable de Cai, tailleur de pierres, et des ses deux fils dans la banlieue désolée d’une ville perdue dans les montagnes du Yunnan (rencontrés pendant le tournage de Trois sœurs du Yunnan).

Wang Bing nous montre un monde et une humanité en ruines, le revers de la médaille de la marche triomphale de la Chine vers la prospérité matérielle : « Il faut montrer les problèmes de la Chine contemporaine», dit-il, «l’hypocrisie de ce système où la croissance économique cache un appauvrissement matériel et spirituel qui touche des millions de personnes ».

 

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