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Les Aventures de Pinocchio

LesItalie | 2017 | 2h05 | Réalisé par Luigi Comencini avec Andrea Balestri, Nino Manfredi, Gina Lollobrigida, Domenico Santoro, Franco Franchi, Ciccio Ingrassia, Zoe Incrocci, Lionel Stander, Riccardo Billi, Ugo D’Alessio, Bruno Bassi

A partir de 8 ans. Des séances sont prévues en VF  et en VO

Un village de Toscane vers la fin du XIXe siècle. Employés du forain et marionnettiste Mangiafuoco, « Le Chat » et « Le Renard », distribuent des affichettes pour le spectacle. Ce qui donne l’idée au pauvre menuisier Geppetto de se fabriquer une marionnette. Bien qu’avare, son voisin Cerise lui donne une bûche dont il cherchait à se débarrasser. Sa marionnette achevée, Geppetto la baptise Pinocchio. Mais celle-ci se met à bouger et à parler. La nuit suivante, une fée transforme la marionnette en petit garçon de chair et de sang, qu’elle menace de ramener à l’état de pantin à chaque faute qu’il commettra. Ce qui n’empêche pas Pinocchio de voler, peu après, un fromage à un pêcheur..

L’histoire de Pinocchio fit l’objet de maintes adaptations au cinéma, la plus célèbre étant celle de Walt Disney, réalisée en 1940 [et la plus récente signée Matteo Garrone, dont la sortie est donc reportée]. Plus de trente ans après, Luigi Comencini se voit confier la réalisation d’une nouvelle version d’abord destinée à la télévision italienne, puis au cinéma. Ces Aventures de Pinocchio offrent une lecture inédite du conte de Carlo Collodi.

L’une des idées les plus originales du film est de ne pas représenter Pinocchio comme un pantin de bois qui cherche à devenir un vrai petit garçon : il apparait dès le début transformé en garçonnet de chair et d’os, mais pour demeurer ainsi, il devra veiller à ne pas faire de bêtises et à être le plus sage possible. Sinon, il redeviendra un pantin… Avec ce point de départ surprenant, Comencini livre un récit d’apprentissage aussi jovial que poignant sur le fait de bien se conduire : espiègle et parfois turbulent, Pinocchio doit apprendre à devenir un garçon bien élevé et responsable de ses actes, dans une société qui ne ménage pas les enfants.
On retrouve dans cette adaptation les scènes les plus emblématiques du conte : le nez de Pinocchio qui s’allonge, l’intervention de Chat et de Renard, la transformation en âne, la fuite du gosier du requin géant… Mais ici, Comencini donne plus d’importance au réalisme qu’au merveilleux. On pense beaucoup aux romans de Charles Dickens (Oliver Twist) et au néoréalisme italien (notamment Le voleur de bicyclette). Ce qui importe le plus pour le réalisateur, c’est de montrer l’enfance comme un symbole de pureté et d’innocence face à la cruauté de la misère sociale et aux esprits les plus malfaisants que cette dernière peut engendrer. En effet, durant son périple, Pinocchio fait plusieurs mauvaises rencontres : des êtres brutaux et méchants, des voleurs et des monstres…
Mais devant chacune de ces tristes expériences, Pinocchio ne baisse jamais les bras. Au contraire, son désir de retrouver son père, Geppetto, en est doublement renforcé. Ce qui a toujours fait la beauté d’une histoire, c’est sa valeur universelle et intemporelle. Et cette adaptation restitue la même émotion que celle procurée par le conte original : celle de voir réunis un père et son fils, séparés par le tumulte de l’existence. (Antoine de Ducla sur Benshi)

 

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