Miele

Italie/France – 2013 – 1h40 en VO. Réalisé par Valeria Golino avec Jasmine Trinca, Carlo Cecchi…

 proch-mieleIrene est une jeune femme mystérieuse, solitaire et méfiante. Son père et son amant la croient étudiante mais sous cette couverture, elle est Miele. Elle aide les malades qui souffrent à mourir. C’est une activité à haut risque, son quotidien est contraint par les précautions qu’elle doit prendre et par les voyages réguliers au Mexique où elle se fournit en barbituriques. Elle exerce l’euthanasie avec une éthique rigoureuse,  avec ses moyens, elle aide les gens qui en ont besoin. Sa vie et son activité clandestine soigneusement cloisonnées vont être ébranlées le jour ou Carlo Grimaldi, un vieux Romain cynique, la contacte. Elle se rend compte qu’il n’est pas absolument pas malade mais séduit par la seule perspective de mettre fin à ses jours.

Adossée à une solide carrière internationale de comédienne, Valeria Golino impressionne par sa maîtrise du récit pour son premier long-métrage derrière la caméra. On est moins surpris de la trouver sensible et de nous livrer un personnage féminin si complexe et attachant. Jasmine Trinca incarne Irene-Miele en lui conférant une beauté énigmatique et ténébreuse. Mais c’est aussi un personnage qui réconforte par sa droiture et sa solidité dans les moments douloureux où elle prodigue la mort comme une délivrance. Le film aborde le sujet de l’euthanasie guidée par la conscience professionnelle d’Irene ; défi à la fois ambitieux et passionnant relevé avec maestria.

A l’Autre Cinéma > du 9 au 22 octobre