MONOS

Colombie | 2019 | 1h42 en VO | Réalisé par Alejandro Landes avec Julián Giraldo, Moises Arias, Julianne Nicholson

Dans ce qui ressemble à un camp de vacances isolé au sommet des montagnes colombiennes, des adolescents, tous armés, sont en réalité chargés de veiller à ce que Doctora, une otage américaine, reste en vie. Mais quand ils tuent accidentellement la vache prêtée par les paysans du coin, et que l’armée régulière se rapproche, l’heure n’est plus au jeu mais à la fuite dans la jungle…

Le cinéma colombien est à l’honneur ce mois-ci avec des propositions très différentes : d’un côté le très beau UNE MÈRE INCROYABLE (LITIGANTE) de Franco Lolli, de l’autre, MONOS de Alejandro Landes, film volontairement métaphorique et intrigant très remarqué au dernier festival de Sundance. De ces jeunes guerriers aux prénoms fantaisistes – Rambo ou Schtroumpf –, on ne saura pas grand-chose, ni dans quel but ils s’entraînent, ni à quelle faction ils appartiennent. Aussi nébuleux dans son propos que puissant dans sa mise en scène très sensorielle, MONOS (qui cite directement SA MAJESTÉ DES MOUCHES de Peter Brooke), propose à la fois une expérience viscérale de l’imaginaire de la guerre, et un portrait dérangeant d’une jeunesse abimée et abandonnée…

Interdit aux moins de 12 ans