QUE DIOS NOS PERDONE

Espagne – 2016 – 2h06 en VO – Réalisé par Rodrigo Sorogoyen avec Antonio de la Torre, Roberto Alamo, Ciro Miró, Josean Bengoetxea…

Prix du meilleur scénario au Festival de Saint Sébastien 2016
Goya du meilleur acteur Roberto Alamo.

Madrid, été 2011. La ville, plongée en pleine crise économique, est confrontée à l’émergence du mouvement des « indignés » et à la visite imminente du Pape Benoît XVI. C’est dans ce contexte hypertendu que l’improbable binôme que forment Alfaro et Velarde se retrouve en charge de l’enquête sur un serial-killer d’un genre bien particulier. Les deux inspecteurs, sous pression, sont de surcroît contraints d’agir dans la plus grande discrétion… Une course contre la montre s’engage alors, qui progressivement les révèle à eux-mêmes ; sont-ils si différents du criminel qu’ils poursuivent ?

Découvrir QUE DIOS NOS PERDONE en plein cœur de l’été, dans une salle à peine climatisée, risque de produire un effet troublant. Car la réussite indéniable de ce polar noir et étouffant procède avant tout de son atmosphère très réaliste. Sans effet de manches, et avec vrai talent d’écriture, Roberto Sorogoyen, crée un climat de violence et de tension, qui donne tout son sens à cette enquête autour d’un tueur de vieilles dames particulièrement malsain.

L’efficacité de l’intrigue repose aussi en grande partie sur son incroyable duo de flics mal assorti : Alfaro, condensé de testostérone aux emportements faciles, et Velarde, bègue consciencieux et taiseux, tous deux interprétés à la perfection par Roberto Alamo et Antonio de la Torre (vu aussi dans LA COLERE D’UN HOMME PATIENT)…

 

Jeudi 13 juillet à 20h, Avant-première dans le cadre d’une « Nuit du polar », avec Le Caire confidentiel et Memories of murder.


 

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