Shokuzai – Celles qui voulaient se souvenir

Japon – 2012 – 2h02 – Réalisé par Kiyoshi Kurosawa avec Kyoko Koizumi, Yu Aoi, Eiko Koike, Sakura Ando, Chizuru Ikewaki, Teruyuki Kagawa…

shok1

Saga en deux parties, qu’il faut voir dans l’ordre
1ère partie : Celles qui voulaient se souvenir (SHOKUZAI 1).
Dans la cour d’école d’un paisible village japonais, quatre fillettes sont témoins du meurtre d’Emili, leur camarade de classe. Sous le choc, aucune n’est capable de se souvenir de l’assassin. Asako, la mère d’Emili, désespérée de savoir le coupable en liberté, convie les quatre enfants chez elle pour les mettre en garde : si elles ne se rappellent pas du visage du tueur, elles devront faire pénitence toute leur vie. Quinze ans après, que sont-elles devenues ? Sae et Maki veulent se souvenir, Akiko et Yuka veulent oublier. Et la mère d’Emili, que cherche-t-elle encore après tout ce temps ?
C’est un projet d’une envergure tout à fait singulière et d’un format tout aussi atypique que nous propose Kiyoshi Kurosawa (l’auteur du très beau TOKYO SONATA en 2008). SHOKUZAI brosse un ample portrait de cinq femmes, aujourd’hui étrangères les unes aux autres mais unies par un passé traumatique commun : l’excellente et intrigante idée de Kiyoshi Kurosawa, c’est d’avoir construit son récit fleuve en quatre épisodes distincts composant au final un diptyque en miroir : Celles qui voulaient se souvenir / Celles qui voulaient oublier. A partir d’un point nodal posé dans le long prologue, Kurosawa décortique avec méticulosité la façon dont se dessinent les itinéraires humains, entre rejet et acceptation du passé, désir de vengeance et expiation. Empruntant tant à la chronique domestique qu’au conte japonais et au thriller, SHOKUZAI forme une fresque captivante…

 

L’Autre Cinéma > du 29 mai au 17 juin