THELMA

Norvège – 2017 – 1h56 Réalisé par Joachim Trier avec Eili Harboe, Kaya Wilkins, Ellen Dorrit Petersen et Henrik Rafaelsen

Thelma, une jeune et timide étudiante, vient de quitter la maison de ses très dévots parents, située sur la côte ouest de Norvège, pour aller étudier dans une université d’Oslo. Là, elle se sent irrésistiblement et secrètement attirée par la très belle Anja. Tout semble se passer plutôt bien mais elle fait un jour à la bibliothèque une crise d’épilepsie d’une violence inouïe. Peu à peu, Thelma se sent submergée par l’intensité de ses sentiments pour Anja, qu’elle n’ose avouer – pas même à elle-même, et devient la proie de crises de plus en plus fréquentes et paroxystiques. Il devient bientôt évident que ces attaques sont en réalité le symptôme de facultés surnaturelles et dangereuses. Thelma se retrouve alors confrontée à son passé, lourd des tragiques implications de ces pouvoirs…

Entre teen movie et apprentissage fantastique, Thelma impose son rythme haletant. On sait Joachim Trier capable de capter les tourments de l’âme depuis OSLO 31 AOÛT. Il déploie ses dispositions dans ce récit intime et introspectif, à la recherche d’une vérité familiale et surnaturelle. Captivant! La jeune Eili Harboe est troublante à souhait. La réalisation entretient en permanence le doute sur les origines et la nature des phénomènes à l’oeuvre. On en apprendra peu… et c’est tant mieux! Le film garde une part d’ombre. Les horreurs familiales trouvent  une conclusion tragico-miraculeuse. On ressort destabilisé, avec la nette impression d’avoir ressenti un peu de l’émoi de la jeune femme éclose au coeur du chaos.


 


 

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