Trilogie Bill Douglas

Angleterre – Réalisé par Bill Douglas 

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1ère partie : My childhood (1972 – 48min) +  My ain folk (1973 – 55min)

My Childhood. Dans l’univers désolé d’un faubourg minier d’Écosse, en 1945, Jamie et Tommy vivent avec leur grand-mère. Ils n’ont pour eux qu’un appartement vide et à peine de quoi manger. L’aïeule mutique et son frère parfois hostile incitent Jamie à rester seul et désœuvré.

My Ain Folk. A la mort de leur grand-mère, Jamie et Tommy sont séparés. Jamie est confié à sa grand-mère paternelle et à son oncle qui l’accueillent sans chaleur. Jamie demeure comme une âme en peine dans ce faubourg inhospitalier où il chasse l’ennui et l’ambiguïté des adultes.

2ème partie My way home (1978 – 1h12)

 Jamie grandit. Il passe par l’orphelinat puis revient chez sa grand-mère et travaille à la mine. Envoyé en Égypte pour le service militaire, il y côtoie Robert auprès duquel il s’ouvre à la vie…

La trilogie Bill Douglas est une splendide découverte. Oubliée des critiques et des spectateurs depuis les années 70, elle fit pourtant de son auteur une figure tutélaire du cinéma social britannique. Il y déroule un récit largement autobiographique creusé de brèches d’une poésie tout en rudesse. Le tout est régi par une plastique noir et blanc contrastée, brute, qui lorgne vers la puissance évocatrice des films muets, notamment quand le récit culmine en de saisissants gros plans. Gageons que cette rareté, restaurée et proposée en deux volets, retrouve son rang dans l’histoire du cinéma et dans l’estime des spectateurs…