ENYS MEN
Sur une île inhabitée des Cornouailles, une bénévole passionnée de vie sauvage se livre à des observations quotidiennes sur une fleur rare. Sa vie est hypnotique dans sa monotonie, elle répète les mêmes gestes jour après jour, comme un rituel. Au fur et à mesure, des sons et des images provenant d’autres temporalités commencent à s’infiltrer, perturbant progressivement son équilibre.
Une fois que l’on découvre l’œuvre de Mark Jenkin une évidence nous saute aux yeux : le cinéma peut encore se réinventer. Ici comme dans BAiT chaque plan est conçu comme le morceau d’un puzzle, chaque bruit ajoute de la matière à l’image organique faisant avancer le récit dans une économie des moyens qui témoigne l’immense créativité du cinéaste. Une expérience sensorielle rappelant les films de Murnau et Dreyer.