Blonde Crazy

États-unis | 1931 | 1h34 Réalisé par Roy del Ruth avec James Cagney, Joan Blondell, Louis Calhern

Bert Harris, un groom sournois, utilise Ann Roberts comme appât pour escroquer un vendeur de bijoux de 5 000 $. Roberts réalise par la suite qu’elle peut travailler seule en escroquant l’honnête Joe Reynolds pour qu’il l’épouse…

BLONDE CRAZY est une comédie exemplaire du Pré-Code : un couple électrique, des dialogues nerveux et sans fioritures, un rythme effréné (comme la plupart des films Warner du moment, il est court), une intrigue audacieuse et une mise en scène d’une belle liberté (la célèbre scène de Joan Blondell dans sa baignoire). Les années 30 furent une période faste pour Roy Del Ruth, cinéaste peu considéré, mais qui, durant cette décennie, réalisa trente-cinq films dont plusieurs méritent grandement d’être revus.

 

 

Fausses ingénues ? Vraies rebelles ?
« Où se cache le féminisme à Hollywood ? »

Forbidden Hollywood

C’est l’histoire d’une parenthèse enchantée : cinq années dans l’histoire de Hollywood, entre 1929 et 1934, qui constituent plus qu’une période, un genre à part entière du cinéma américain. Juste après la révolution économico‑politique que la crise de 1929 provoque en Amérique, un groupe de cinéastes jouissant d’une liberté morale et esthétique, sans équivalent dans l’histoire du cinéma américain, mettent en scène une vision du monde subversive, novatrice, dont la valeur ultime est la liberté : liberté du langage cinématographique, et liberté — sexuelle, morale, politique — de l’humanité incarnée par des visages nouveaux d’acteurs. Ces cinéastes ont pour nom William A. Wellman, Clarence Brown, William Dieterle, Archie Mayo, Alfred E. Green, Tay Garnett ; et leurs égéries, fer de lance d’un féminisme unique dans l’histoire du cinéma, Jean Harlow, Barbara Stanwyck, Norma Shearer, Joan Blondell, Kay Francis, Joan Crawford, Bette Davis…