Le Garçu

Les horaires :

dim. 26 sept. lun. 27 sept. mar. 28 sept. mer. 29 sept. jeu. 30 sept. ven. 1 oct. sam. 2 oct.
20:30Réservez une place pour Le Garçu le dim. 26 sept. à 20:30
18:45Réservez une place pour Le Garçu le mar. 28 sept. à 18:45

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Le

France | 1996 | 1h43 | Avec Gérard Depardieu, Géraldine Pailhas, Antoine Pialat

Gérard voit grandir Antoine, son petit garçon. Il a le sentiment de n’avoir jamais aimé autant et de n’avoir jamais été autant aimé. Il y a Sophie, son ex-femme, sa maîtresse… Et la vie qui va.

« Le Garçu est un film passionnant,  palpitant même, car dans un microcosme  comme une petite chambre il peut  se passer une multitude de péripéties romanesques. Quand je le regarde, je ne
sais pas si c’est un portrait de Depardieu  filmé par Pialat ou un portrait de Pialat  joué par Depardieu. C’est un modèle  de transfert, ils arrivent à créer une symbiose de leur deux vies pour
ne faire qu’un personnage. C’est un film qui donne envie de vivre. »
LOUIS GARREL

 

> dossier de la rétrospective

 

Maurice Pialat naît à Cunlhat, en Auvergne, le 31 août 1925. Suite à la ruine de son père, marchand de bois, vin et charbon, il est essentiellement élevé par sa grand-mère. Aspirant au métier de peintre, il suit des cours d’architecture puis de peinture à l’École nationale supérieure des arts décoratifs pendant la Seconde Guerre mondiale. A la Libération, il renonce à la peinture et vit de petits boulots.

Dans les années 1950, il achète une caméra et réalise quelques courts métrages amateurs avant d’être remarqué par le producteur Pierre Braunberger qui produit son premier court métrage professionnel, L’amour existe en 1960 puis Janine en 1962.

Ce n’est que tardivement, à 43 ans, qu’il réalise son premier long métrage, L’Enfance nue, qui remporte le prix Jean Vigo en 1968. Ces premiers films à petit budget annoncent ce que sera le « style Pialat » : des personnages gouailleurs et tiraillés par leur amour (Nous ne vieillirons pas ensemble, A nos amours), une mise en scène brute et réaliste proche du documentaire (Police, Loulou), des distributions composées en partie d’acteurs amateurs (La Gueule ouverte, Passe ton bac d’abord) mais aussi un certain rapport à l’art (Van Gogh) et à la foi (Sous le soleil de Satan).