L’Echine du diable

ES | 2002 | 1h48 | Réalisé par Guillermo del Toro avec Marisa Paredes, Eduardo Noriega, Federico Luppi, Fernando Tielve, Íñigo Garcés

En Espagne, durant la guerre civile, Carlos, un garçon de douze ans dont le père est décédé, débarque à Santa Lucia, un établissement catholique pour orphelins. Il est remis au bons soins de Carmen, la directrice, et du professeur Casares. Mais il doit faire face à l’hostilité de ses camarades et de Jacinto, l’homme à tout faire. Par ailleurs, ce lieu hostile dissimule derrière ses murs deux secrets : l’or de la cause républicaine, et le fantôme d’un enfant qui hante le sous-sol. Carlos aperçoit dès la première nuit cet esprit errant et s’efforce de communiquer avec lui par tous les moyens. Le petit orphelin découvre très vite que ce spectre n’est autre que celui de Santi, un ancien pensionnaire de Santa Lucia disparu dans de mystérieuses circonstances.

Premier jalon du croisement opéré par Guillermo del Toro entre récit historique et film fantastique (qu’il poursuivra avec LE LABYRINTHE DE PAN), L’ECHINE DU DIABLE déploie déjà beaucoup de l’univers personnel du cinéaste. Dans un style très efficace, les moments d’épouvante s’articulent avec le récit à hauteur d’enfant, avec un second degré qui affleure souvent. C’est un vrai bonheur de (re-)découvrir le film dans une magnifique copie restaurée !

Interdit aux moins de 12 ans

Présentation du film par Simon Blondeau
> Jeudi 19 août à 21h15

DJ set de Stéphane Garin spécial « mauvais genres » dans le cadre du Bel été à partir de 19h

 

 

> Dossier de presse du film

Après une première expérience hollywoodienne décevante sur Mimic (1997), Guillermo del Toro part tourner son troisième long-métrage en Espagne grâce à l’appui financier du réalisateur Pedro Almodóvar et de son frère Augustín, emballés par le premier film du Mexicain (Cronos, 1993). Avec L’Échine du diable, Del Toro s’impose d’emblée comme l’un des maîtres du cinéma d’horreur poétique.
À partir d’une histoire classique de fantôme, le réalisateur se démarque en intégrant des éléments du mélodrame historique, du film à suspense et du récit d’apprentissage. Fervent cinéphile, Guillermo del Toro ponctue également son film de multiples références, allant du surréalisme de Luis Buñuel (Los Olvidados) au giallo de Dario Argento (Suspiria), à travers des images qui conjuguent l’onirisme à la terreur, la poésie à la noirceur. Doté d’une interprétation remarquable, de Marisa Paredes (Talons aiguilles) à Eduardo Noriega (Ouvre les yeux) en passant par les nouveaux venus Fernando Tielve et Iñigo Garcés, L’Échine du diable est un conte cruel sur l’enfance empreint de nostalgie où l’horreur n’est pas forcément là où il paraît. Film fondateur du nouveau cinéma fantastique espagnol avec Les Autres d’Alejandro Amenábar (2001), L’Échine du diable est de retour au cinéma en version restaurée 2K !