CE QU'IL RESTE DE NOUS
De 1948 à nos jours, trois générations d’une famille palestinienne portent les espoirs et les blessures d’un peuple. Une fresque où Histoire et intime se rencontrent…
Nous avions beaucoup aimé AMERRiKA de Cherien Dabis (2009), qui racontait l’exil américain d’une femme palestinienne avec son fils. Un film lumineux sur le déracinement qui disait aussi l’attachement de la réalisatrice, née aux Etats-Unis, à son pays d’origine. Avec CE QU’iL RESTE DE NOUS, elle fait un pas de plus vers ses racines, en signant cette fresque ambitieuse centrée sur une famille, où elle joue l’un des rôles principaux. A ses côtés, deux figures du cinéma palestinien : les acteurs Saleh Bakri fils et Mohammad Bakri père (disparu depuis). Sur près de soixante-dix ans condensés en 2h30, Cherien Dabis évoque l’expropriation et l’occupation, le sentiment d’humiliation et les persécutions subies, la révolte d’une jeunesse hantée par le vécu de leurs pères. Mais c’est aussi un appel à l’apaisement qui s’exprime dans la bouleversante dernière partie de ce film habité par le sentiment du tragique…