DAO
Festival de Berlin 2026 – En Compétition
Aujourd’hui, Gloria marie sa fille en banlieue parisienne. Il y a peu, en Guinée-Bissau, elle assistait à la cérémonie qui consacre son père décédé en ancêtre. D’une cérémonie à l’autre, entre passé et présent, vie et mort, réalité et fiction, Gloria se réconcilie avec son histoire, trouve sa place et connaît un moment de paix…
Le Dao est un “mouvement perpétuel et circulaire, qui coule en toute chose et unit le monde”. Ainsi commence le dernier film prodigieux d’Alain Gomis, dont nous attendions fébrilement le retour près de dix ans après FÉLiCiTÉ, vibrant portrait d’une chanteuse de Kinshasa. Fidèle à sa méthode de tournage très vivant, réunissant acteurs non professionnels et confirmés, Alain Gomis signe avec DAO l’éblouissant portrait d’une communauté issue de l’immigration, entre la région parisienne et la Guinée-Bissau. Katy Correa, D’Johé Kouadio, Samir Guesmi, Nicolas Gomis, Thomas Ngijol, on ne saurait citer tous ceux qui composent la matière vivante de cette épopée sensible et musicale, qui est aussi bien une célébration de la vie et de la mort, de ce qui nous lie, qu’une réflexion sur la transmission et la complexité de l’héritage colonial, dans un brouillage constant entre documentaire et fiction. Bref, un grand film.