LA CORDE AU COU
Ceci est l’histoire vraie de Tony Kiritsis, un homme ruiné à cause d’un emprunt. A Indianapolis, le 8 février 1977, il kidnappe le fils du courtier responsable de sa situation. Il réclame 5 millions de dollars et des excuses. La prise d’otage va durer 63 heures, sous les yeux de la télévision locale, puis nationale. L’Amérique se passionne pour cette affaire. Chacun choisit son camp. Tony est-il un criminel, ou simplement une victime qui réclame justice ?
Douze ans après le très engagé PROMiSED LAND, Gus Van Sant revient pour notre plus grand plaisir avec LA CORDE AU COU (de son titre original DEAD’S MAN WiRE), élégante réussite sur un canevas classique inspiré de faits réels – un homme modeste en révolte contre un système puissant dont il se dit la victime. Dans une reconstitution seventies et groovy, Gus Van Sant dévoile autant l’angoisse que l’absurde de la situation, celle d’une tentative de révolution cette fois-ci très télévisée. Le film évoque aussi un remake délicieusement vintage d’UN APRÈS-MiDi DE CHiEN de Sydney Lumet, clin d’œil rendu d’autant plus évident par la présence d’Al Pacino. Un polar politique jubilatoire et troublant, porté par un Bill Skarsgård bouleversant de vulnérabilité.