LE MAGE DU KREMLIN
En compétition – Festival de Venise 2025
Russie, dans les années 1990. L’URSS s’effondre. Dans le tumulte d’un pays en reconstruction, un jeune homme à l’intelligence redoutable, Vadim Baranov, trace sa voie. D’abord artiste puis producteur de télé-réalité, il devient le conseiller officieux d’un ancien agent du KGB promis à un pouvoir absolu, le futur « Tsar » Vladimir Poutine. Quinze ans plus tard, après s’être retiré dans le silence, Baranov accepte de parler. Ce qu’il révèle alors brouille les frontières entre réalité et fiction, conviction et stratégie. LE MAGE DU KREMLiN est une plongée dans les arcanes du pouvoir, un récit où chaque mot dissimule une faille…
Tout comme le livre de Giuliano da Empoli dont il est l’adaptation, le film d’Olivier Assayas suit pas à pas les tribulations de son héros, dans les arcanes du pouvoir russe, depuis l’effondrement de l’URSS au début des années 1990 jusqu’à nos jours. Co-écrit avec l’écrivain Emmanuel Carrère (que l’on apercevra au détour d’une séquence), le film est organisé en quelques chapitres marquants, dans une narration remarquablement sobre et efficace qui nous plonge de manière glaçante dans l’histoire récente et l’ascension inexorable du chef d’état Poutine, incarné ici avec brio par un Jude Law quasi méconnaissable, aux côtés de Paul Dano dans le rôle de Vadim Baranov. Une fois passée la surprise de la langue anglaise, on se laisse happer par ce thriller politique à la véracité troublante…