LES MATINS MERVEILLEUX
Séance spéciale – Festival de Cannes 2026
De vieux vinyles disco dans le coffre de sa Twingo, à peine remise de la mort de sa grand-mère, Charlie roule. Elle ne sait pas encore que ces disques vont ressusciter les pas de danse de sa mère dans les yeux humides de Titou, caviste rêveur, ni qu’une plage méditerranéenne désertée sera le théâtre de sa rencontre avec Marina, qui rêve son idéal de liberté dans la pizzeria du village. Pour l’instant, elle roule…
Si l’expression feel good movie n’était pas si dévoyée, elle irait comme un gant à ce premier long métrage limpide et tendre, salué à Cannes pour sa douceur et l’empathie qui s’en dégage. Rien de forcé ici, tant l’histoire avance sur le fil ténu des rencontres de hasard et de liens inattendus qui se nouent entre des personnages au charme singulier. LES MATiNS MERVEiLLEUX est un long-métrage aussi simple que profond, qui évoque la solitude, mais aussi la joie de prendre des chemins de traverse. Une grande partie du charme du film vient aussi de son interprétation tout en sensibilité : India Hair, toujours impressionnante de présence, mais aussi la révélation Raya Martigny, grande liane à la fois accueillante et explosive, ainsi que le charismatique Cantona dans le rôle d’un fan de disco…