MĀRAMA
Dans les landes désolées du Yorkshire du Nord en 1859, Mary Stevens, une femme māorie en quête de vérité sur ses origines, rejoint le manoir Hawkser. Entre les couloirs lugubres apparaissent d’ancestrales visions qui révèlent peu à peu un mystère terrifiant.
“Ka mua, ka muri” ; marcher vers l’avenir en connaissant son passé. Ce proverbe māori pourrait servir d’épigraphe à MĀRAMA, tant il en résume l’ambition. Sanglant et frontal, le film de Taratoa Stappard ancre les codes du cinéma d’horreur dans une perspective māorie qui bouscule le genre de l’intérieur. Par un acte spirituel autant que vengeur, une femme convoque les esprits de ses ancêtres pour réparer ce que la violence coloniale a brisé. Ariana Osborne l’incarne avec une intensité rare, donnant chair à cette douleur héritée. Cathartique et dérangeant, MĀRAMA semble initier un genre à part entière, l’horreur gothique māorie.