SOUMSOUM, LA NUIT DES ASTRES
Dans un village isolé du Tchad, Kellou est traversée par des visions qu’elle ne comprend pas. Grâce à sa rencontre avec Aya, une exilée aux secrets douloureux, elle va découvrir une autre façon de regarder son passé, ses rêves et son village. Mais en prenant la défense d’Aya, que le chef du village tente de chasser, elle se heurte à la peur et à la colère des habitants, et devra se battre pour garder sa liberté…
Dès les premières images notre regard est pris par la beauté des cadres où la lumière est toujours mise en valeur. Le film est composé ainsi, une succession de tableaux qui nous font avancer dans un récit où tout n’est pas explicité. Si les superstitions donnent lieu à des règles strictes qui visent à exclure les plus faibles, elles ouvrent aussi tout un champ de nouvelles possibilités d’entraide et de solidarité. Narré comme un conte, le film laisse de la place à un monde merveilleux et à l’invisible. Mahamat-Saleh Haroun arrive toujours à nous faire déplacer notre regard car notre vision occidentale peine à comprendre cette autre conception du monde. Ainsi, son cinéma devient un geste fort car il émane de sa culture et ne cherche point à nous conforter dans nos idées.