CLASSE MOYENNE
Quinzaine des Réalisateurs – Festival de Cannes 2025
Mehdi a prévu de passer un été tranquille dans la somptueuse demeure de ses beaux-parents. Dès son arrivée, un conflit éclate entre la famille de sa fiancée et le couple de gardiens de la villa. Lui-même issu d’un milieu modeste, Medhi pense pouvoir ramener tout le monde à la raison. Pourtant, tout s’envenime…
On se plaint trop souvent de l’absence ou de la médiocrité des comédies françaises pour ne pas accueillir avec bienveillance cette « comédie de classe » d’Anthony Cordier aussi joyeuse que féroce. Une fois le cadre installé, on comprendra aisément qu’un séjour qui commence par des canalisations bouchées ne présage rien de bon pour la suite… Tel le reflux de la canalisation encombrée, tout remonte à la surface : les tensions sociales, les non-dits, les reproches, l’arrogance outrancière des uns, l’arrivisme revanchard des autres, les irréconciliables antagonismes de classe, la vulgarité sous toutes ses formes et ses coutures. Comédie noire qui évoque irrésistiblement la méchanceté grinçante de Chabrol ou des MONSTRES de Mario Monicelli, Dino Risi et Ettore Scola, CLASSE MOYENNE est un huis-clos corrosif servi par des acteurs qui s’en donnent à cœur joie dans l’art de la méchanceté ! (Merci aux cinémas Utopia pour l’inspiration).