FAIS-MOI UN SIGNE
Enfant, Dai ne voyait pas la différence : avec ses parents sourds, tout était simple, empli d’amour et de complicité. Mais en grandissant, il découvre le poids du regard des autres et la force des mots – ceux qui échappent à son père et sa mère. Entre joies et frustrations, Dai apprend que « parler » peut parfois autant unir qu’éloigner…
Après le très beau SORDA d’Eva Libertad, ce long-métrage japonais de la réalisatrice Mipo O propose aussi une incursion originale dans « le monde des sourds » (pour reprendre le titre d’un film de Nicolas Philibert). Dans ce film d’une tendresse lumineuse, les silences, la langue des signes et le travail sonore se fondent dans une mise en scène fine, refusant tout pathos. Adapté de l’essai autobiographique de Dai Igarashi, FAiS-MOi UN SiGNE distille une émotion vibrante ; nous en ressortons plus attentifs à ces « autres mondes » qui coexistent sous nos yeux… et peut-être un peu sans voix. (D’après le site Hanabi).