15/18
Lucia, 17 ans, est amenée par la police dans une unité de soins pédopsychiatriques de l’hôpital public. Ici, tous les patients ont entre 15 et 18 ans. Lucia connaît l’endroit, elle y a fait de nombreux séjours. Elle retrouve son amie Eloïse, en hospitalisation longue durée, mais aussi Yasmine, Camilia, Ulysse, André… tous ont des pathologies et des parcours différents. Les médecins les soignent, les écoutent, reçoivent leurs parents, tout en gérant un service en surchauffe. Mais un jour, l’arrivée du mystérieux Enzo menace de tout bouleverser.
C’est dans des registres très différents que Cédric Kahn nous avait plongés, dans un tribunal (LE PROCÈS GOLDMAN) puis sur un plateau de tournage (MAKiNG OF). Avec 15/18, c’est la question de la détresse mentale de la jeunesse qu’il met en lumière. Alors que la caméra s’enferme dans cette unité psychiatrique avec les jeunes, les histoires des personnages racontent une souffrance qui s’étend bien au-delà de l’hôpital. Le film refuse le regard surplombant souvent porté sur les jeunes générations, et ce n’est que grâce à ce geste initial qu’apparait l’étendue des violences que subissent les mineurs.
(Texte écrit par Luzio, en service civique à l’Atalante et animateur du ciné-club Les Passagers)