LE BON, LA BRUTE ET LE CINGLÉ
Mandchourie, années 30. Deux hors-la-loi et un chasseur de primes sont à la recherche d’une carte au trésor. À travers les dangers d’une région en proie à de multiples conflits — l’armée japonaise, les bandits chinois et les gangsters coréens — ils réalisent que la vraie bataille se livrera entre eux…
Quand Sergio Leone est ressuscité par un maître du cinéma d’action coréen, attention les yeux ! Le film est un habile et jubilatoire pastiche de l’original italien. Lui aussi parvient à trouver le point d’équilibre entre la mythologie du cinéma (avec sa part de réflexion sur la représentation de la violence) et l’Histoire. On passe de l’Ouest extrême à l’extrême Est avec une même joie de détourner les codes et les motifs. Et il ne faudrait pas croire que les acteurs se contentent de rejouer la gestuelle leonienne, loin de ça, le trio est époustouflant. Song Kang-Ho, qui a atteint la renommée mondiale avec PARASiTE, prouve ici qu’il est sans doute un des plus grands comédiens contemporains !