MON GÂTEAU PRÉFÉRÉ

FRANCE
1h36
Réalisé par Maryam Moghadam
avec Esmaeel Mehrabi, Lili Farhadpour

Prix du jury Fipresci et Prix du jury œcuménique – Festival de Berlin 2024

Mahin a 70 ans et vit seule. Un jour, elle décide de rompre avec sa routine et de réveiller sa vie amoureuse. Une rencontre inattendue se transforme alors en une soirée inoubliable.

 

Dévoilé l’an dernier en clôture de notre édition des Rencontres sur les Docks, MON GÂTEAU PRÉFÉRÉ avait reçu un très bel accueil, et pour cause : cette comédie tendre aux éclats plus sombres détonne par sa liberté de ton, et s’inscrit dans la veine d’un cinéma iranien qui n’hésite pas à briser certains tabous. En l’occurrence, celui consistant à regarder la vie amoureuse d’une femme d’âge mur (incarnée par la délicieuse Lili Farhadpour), tabou somme toute assez universel. À l’instar de leur compatriote Mohammad Rassoulof dans LES GRAINES DU FIGUIER SAUVAGE, Maryam Moghadam et Behtash Sanaeeha, ont pris le risque de s’attirer les foudres de la censure en montrant une femme non voilée dans la sphère intime. Les Iraniennes ayant parfaitement le droit de se dévoiler dans l’intérieur de leur maison, MON GÂTEAU PRÉFÉRÉ brave cette convention absurde, avec humour mais aussi avec une grande délicatesse.  

« Les thèmes de la vieillesse et de la solitude me touchent en général particulièrement, et "Mon gâteau préféré" les explore avec une sensibilité juste, dans un style très intimiste et ancré dans la réalité, que ce soit en illustrant les évolutions modernes auxquelles les personnes âgées peuvent faire face, ou encore, le cruel manque d'affection que l'on peut ressentir à cette étape de la vie... Ce film s'inscrit dans une lignée de films qui osent dénoncer (avec courage) la situation politique encore très délicate en Iran, en faisant un léger tacle à la brigade des mœurs, qui s'oppose, entre autres, au droit d'aimer et à la liberté : Deux besoins fondamentaux de l'être humain. Le fait qu'il se déroule dans ce pays est ainsi un atout ! C'est donc un authentique hymne à l'amour que proposent Maryam Moqadam et Behtash Sanaeeha, en plus d'un très bel acte de révolte. Nos amis Iraniens ne manquent pas de talent !  » Critique de Mickael, du ciné-club étudiant

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