REBUILDING
Dans l’Ouest américain, dévasté par des incendies ravageurs, Dusty voit son ranch anéanti par les flammes. Il trouve refuge dans un camp de fortune et commence lentement à redonner du sens à sa vie. Entouré de personnes qui, comme lui, ont tout perdu, des liens inattendus se tissent. Porté par l’espoir de renouer avec sa fille et son ex-femme, il retrouve peu à peu la volonté de tout reconstruire…
De la douceur. C’est bien ce qui se dégage de ce film indépendant américain, jolie surprise de cette fin d’année. Et il n’est sans doute pas anodin que REBUiLDiNG prenne le contrepied des discours triomphants de l’Amérique trumpienne, volontairement hors-champ. Dans ce western contemporain, toute idée de conquête est écartée, il s’agit plutôt de faire face au désastre (climatique, économique) avec ce qu’il nous reste : l’entraide et la résilience. Josh O’Connor – que l’on reverra bientôt dans le MASTERMiND de Kelly Reichardt – incarne à merveille cet homme un peu maladroit et désemparé, foncièrement attaché à la terre, qui renoue peu à peu avec la paternité, et c’est dans la modestie de son propos que ce film, lumineux et plein d’humanité, trouve toute sa force : reconstruire, c’est aussi inventer et trouver sa place au sein de la communauté.