WILD HORSE NINE
Peu avant le coup d’État chilien de 1973, deux agents de la CIA, Chris et Lee, sont envoyés de Santiago vers l’île de Pâques par leur supérieur, MJ. Au milieu des statues emblématiques de l’île, tandis que ces partenaires de longue date sont confrontés à leur sombre passé et aux complots en cours, Chris noue une relation avec deux étudiantes rebelles qui menace de faire basculer dans le chaos leur séjour dans ce paradis isolé…
Tous publics, avec avertissement
Après les belles mais désespérées BANSHEES D’iNiSHERiN, on se réjouit de retrouver la verve et le style du cinéaste britannique Martin McDonagh dans le registre de la satire à suspense. Le film se révèle être davantage dans le ton du BONS BAiSERS DE BRUGES qui avait lancé sa carrière internationale. S’en dégage un vrai plaisir du dialogue débridé, comme si on avait passé Audiard et les Frères Coen au mixeur irlandais. La partition est interprétée avec délice par les acteurs de pedigree qui composent ce contingent de Pieds nickelés à la gâchette facile. Virtuoses dans tous les registres, ils se régalent (et nous régalent) à jouer les barbouzes. Sont-ils idiots incultes ou génies du coup fourré ? L’intrigue oscille avec eux sur cette ligne incertaine, le film ne choisissant jamais une identité propre entre thriller d’espionnage et farce noire.