LA GUERRE DES PRIX
Audrey, fille d’agriculteurs et cheffe de rayon dans un hypermarché en province, se voit propulsée à la centrale d’achat de son enseigne afin d’y défendre la filière bio et locale. Alors qu’elle fait équipe avec un négociateur aux méthodes redoutables, Audrey va devoir se battre pour faire exister ses convictions au sein d’un système impitoyable…
LA GUERRE DES PRiX, tout aussi prenant qu’un thriller, nous propulse dans les méandres de la face cachée de la grande distribution, de ses tractations avec les petits producteurs qui n’ont guère le choix, ne font pas le poids. Si tout y résonne plus vrai que nature, c’est que l’intrigue se fonde sur des mois d’investigations, sur de véritables récits, surtout celui d’un ancien acheteur/négociateur « repenti » d’une grande enseigne, qui a pu échapper à l’omerta régnant sur les pratiques qui prédominent dans l’exercice d’un tel métier. Ce métier c’est dans le film celui de Bruno Fournier, incarné par l’impeccable et bluffant Olivier Gourmet. C’est lui qui deviendra le mentor, le tuteur suprême d’Audrey Dumont – Ana Girardot, qui tient ici son meilleur rôle… (Merci aux cinémas Utopia)