LA RECONQUISTA
Madrid. Manuela et Olmo se retrouvent autour d’un verre, après des années. Elle lui tend une lettre qu’il lui a écrite quinze ans auparavant, lorsqu’ils étaient adolescents et vivaient ensemble leur premier amour. Le temps d’une folle nuit, Manuela et Olmo se retrouvent dans un avenir qu’ils s’étaient promis.
L’Espagnol Jonás Trueba construit une œuvre assez unique, qui lui vaut d’être considéré comme l’un des chefs de file du nouveau cinéma espagnol. Ses films se répondent ainsi de l’un à l’autre dans une déclinaison du couple et de ses amours au long cours, où l’on retrouve des figures familières comme les acteurs Itsaso Arana et Francesco Carril. Partagé entre déambulations dans la ville et discussions fleuves, le film nous entraine dans une balade nocturne où l’on se plaît à déambuler dans les rues de Madrid, comme c’était déjà le cas dans EVA EN AOÛT, son premier succès public en 2021. Avec son atmosphère mélancolique et pudique, LA RECONQUiSTA raconte l’aspect fondateur que peuvent prendre les élans lycéens, ce qu’avait magnifiquement montré le cinéaste dans le documentaire-fleuve QUi A PART NOUS dont on retrouve ici des réminiscences…