LES DIMANCHES
Meilleur film - Festival de Saint Sebastien 2025
Antigone d’Or - Cinemed 2025
Ainara, 17 ans, élève dans un lycée catholique, s’apprête à passer son bac et à choisir son futur parcours universitaire. À la surprise générale, cette brillante jeune fille annonce à sa famille qu’elle souhaite participer à une période d’intégration dans un couvent afin d’embrasser la vie de religieuse. La nouvelle prend tout le monde au dépourvu. Si son père semble se laisser convaincre par ses aspirations, pour Maite, la tante d’Ainara, cette vocation inattendue est la manifestation d’un mal plus profond…
On l’attendait après sa série QUERER, voici le premier long-métrage de la réalisatrice Alauda Ruiz de Azúa à sortir en France, qui plus est auréolé de la Concha de Oro au dernier festival de San Sebastian. D’emblée, c’est la sensibilité et la subtilité avec lesquelles elle parvient à embrasser son sujet qui sont évidentes. Comme pour la série du reste, elle fait de thématiques fort épineuses un traitement qui permet au spectateur de trouver son espace et son temps. Dès lors, ballotés entre la sincérité d’Ainara et les conséquences terribles de sa vocation, on oscille et on frissonne. Maite (impeccable Patricia López Arnaiz, à nouveau prise dans des troubles familiaux après ceux de 20 000 ESPÈCES D’ABEiLLES) est notre boussole, mais sa révolte est-elle suffisante pour infléchir le destin de sa nièce ? Curieusement, pas ou peu de transports mystiques dans LES DiMANCHES et c’est cette sérénité sans effusion qui rend le film si troublant.