LE GÂTEAU DU PRÉSIDENT

IRAQ
2025 1h45
Réalisé par Hasan Hadi
avec Banin Ahmad Nayef, Sajad Mohamad Qasem, Waheed Thabet Khreibat...

Caméra d'Or - Festival de Cannes 2025 et Prix du Public à la Quinzaine des Réalisateurs

1990, en Irak. Les sanctions financières internationales sur le pays ont engendré une famine, mais Saddam Hussein continue à exiger que tous les citoyens célèbrent son anniversaire. Le 24 avril, soit deux jours avant l’anniversaire, à l’école, la jeune Lamia, 9 ans, est tirée au sort pour faire le gâteau. Elle qui vit dans la pauvreté avec sa grand-mère, part avec son coq sous le bras, espérant trouver en ville les ingrédients nécessaires. Elle est vite rejointe par son ami Saeed…

S’il y a bien un film à Cannes qui a fait l’unanimité, c’est LE GÂTEAU DU PRÉSiDENT, premier d’un américano-irakien, Hasan Hadi. Difficile de ne pas être touché en effet par ce très beau récit de résilience et de débrouillardise, entre tragique et burlesque, esquissant en creux une critique de la dictature. La quête effrénée de cette petite fille rappelle, par endroits, l’une des plus belles œuvres du cinéaste Abbas Kiarostami, OÙ EST LA MAiSON DE MON AMi ?, épopée d’un enfant décidé à rendre son cahier à un camarade de classe. On pourrait aussi voir dans ce portrait d’une gamine têtue le reflet de la WAJDA d’Haifa Al Mansour, qui rêvait de monter sur un vélo, interdit aux filles en A

Le film était juste incroyable de A à Z. Se calquer sur l’histoire de l’Irak sous Saddam Hussein et sur l’appauvrissement de la population à son détriment est tout simplement impressionnant. Le regard de Lamia sur la situation de son pays, un regard conscient dû à la constante propagande partout où elle va, est saisissant. Mais malgré tout, son regard garde une certaine distance, et l’idée de mettre ce regard « imposé » sur le nôtre est juste géniale.

 

Critique de film du ciné-club Les Passagers

Le film était juste incroyable de A à Z. Se calquer sur l’histoire de l’Irak sous Saddam Hussein et sur l’appauvrissement de la population à son détriment est tout simplement impressionnant. Le regard de Lamia sur la situation de son pays, un regard conscient dû à la constante propagande partout où elle va, est saisissant. Mais malgré tout, son regard garde une certaine distance, et l’idée de mettre ce regard « imposé » sur le nôtre est juste géniale.

Les personnages sont tous excellents, avec de nouveaux visages, dont celui de la grand-mère, un personnage tout simplement parfait. L’actrice (si c’en est une) est tellement naturelle que je pense que toutes les personnes arabes ont pu au moins reconnaître un peu leur grand-mère, dans la manière de dire les choses, dans la douceur et l’inquiétude. Lamia est super attachante, et Saeed est juste un petit miracle.

La fin m’a beaucoup surpris : je m’y attendais, mais pas à ce moment-là. Eux, en ces temps de guerre, s’y attendaient. Et c’est un des seuls moments où la guerre est présente avec la violence, et non avec la propagande. La dernière scène est fantastique : elle m’a beaucoup émue, leur silence à travers leur jeu d’enfants est tout simplement parfait.

 

Horaires des séances

Mercredi 18 février
18:15 VOST
Jeudi 19 février
20:15 VOST
Vendredi 20 février
16:00 VOST
Samedi 21 février
16:30 VOST
Dimanche 22 février
20:45 VOST
Lundi 23 février
16:00 VOST
Mardi 24 février
14:00 VOST
Jeudi 26 février
16:15 VOST
Vendredi 27 février
13:45 VOST
Samedi 28 février
19:00 VOST
Dimanche 1 mars
20:45 VOST
Lundi 2 mars
16:15 VOST
Mardi 3 mars
16:15 VOST

Les autres films à l'affiche