RUE MÁLAGA
Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l’a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d’une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir…
Après LE BLEU DU CAFTAN, qui avait connu un beau succès en salles, la réalisatrice marocaine Maryam Touzani revient avec un film tout en sensualité, construit autour d’un personnage féminin incarné par la grande Carmen Maura. Comme son titre l’indique, RUE MÁLAGA nous plonge dans ce Tanger métissé où cohabitent trois langues (l’arabe, l’espagnol et le français) et dans lequel Maria Angeles évolue comme une reine. Le charme et la réussite du film tiennent bien sûr à la douceur du regard de la réalisatrice, et à la manière, pleine de caractère, et de drôlerie avec laquelle l’actrice-fétiche d’Almodovar interprète ce personnage haut en couleurs. A l’instar du beau film brésilien LES VOYAGES DE TEREZA, on se réjouit que ces cinéastes portent – enfin – un autre regard sur cette vieillesse vivante et rebelle !